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Arbitre, pivot du beau jeu

Mise à jour 7 novembre 2011.

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Les 500 hommes et femmes en noir sont des acteurs incontournables, mais souvent oubliés, du sport dans le Cher. Le Conseil général les accompagne dans leur formation.

L’actualité est souvent injuste : on ne parle des arbitres qu’en cas de victoire se jouant sur un score litigieux ou de compétition qui dégénère dans les vestiaires. Or, chaque week-end, du match de division d’honneur de football au tournoi inter-régional de handball, en passant par les parquets du Prado, ils sont sur le terrain, à mouiller le maillot comme n’importe quel joueur, pour faire respecter les règles. « ce n’est pas une activité vers laquelle on va spontanément, reconnaît volontiers Jean Gomez, chargé de mission sport-jeunesse au Conseil général. c’est un exercice qui, en plus, peut paraître ingrat : on donne beaucoup de soi, sans être trop payé en retour. d’autant que dans certains sports, il y a une vraie culture de la contestation. C’est bien pour ça que les arbitres jouent un rôle essentiel dans la transmission des valeurs de respect et de fair-play. »

500 arbitres pour une soixantaine de discipline

Dans le cher, ils sont près de 500 répartis dans une soixantaine de disciplines à défendre le beau jeu à longueur de saison sportive. Depuis 2004, le soutien du Département à la formation des juges et des arbitres s’est structuré. Il s’est construit en concertation avec le mouvement sportif représenté par le comité départemental olympique et sportif, les comités et les clubs en fonction de leurs besoins et de leurs attentes. Il va de la mise au point d’un calendrier de formation à l’organisation d’événements comme « Festifoot » ou « hand en herbe » qui permettent d’initier les jeunes à l’arbitrage.

Mathilde Perruchon, 17 ans arbitre départementale de basket

« J’ai commencé il y a quatre ans. ça m’a révélé une autre dimension du basket. C’est un moyen d observer de près des tactiques de jeu très différentes et de rencontrer des joueurs de tous niveaux. L’arbitre est au coeur du jeu : sans lui, il n’y a pas de règles, pas de match, pas de sport. C’est exigeant : une erreur peut avoir des conséquences importantes. C’est parfois, même, effrayant quand le match est très tendu. »

Denis Chêne, 43 ans arbitre inter-régional de judo

« L’arbitrage dans le judo, c’est un peu un passage obligé. je m’y suis mis en 1986 au moment de passer ma ceinture noire. Et depuis, au fil des échelons grimpés, je ne cesse de me régaler : je vois du beau judo à longueur de compétitions. un peu frustré de ne pas être entraîneur, je participe, grâce à l’arbitrage, à la transmission de mon sport. dès que tu corriges, que tu rappelles la règle, tu enseignes le judo ! »