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Droit des jeunes à la sexualité. Croquer la pomme en évitant les pépins !

Mise à jour 15 décembre 2014.

Thèmes Jeunesse Prévention

Conformément à la loi, dans les centres de planification ou d’éducation familiale, les consultations, les soins sont délivrés gratuitement et sans autorisation parentale pour les mineur-e-s.

Depuis que le Centre de planification ou d’éducation familiale (CPEF ) est implanté au cœur de Bourges, les jeunes sont de plus en plus nombreux à s’y rendre [1].

Consultations et soins délivrés gratuitement

Conformément à la loi, les consultations, les soins y sont délivrés gratuitement et sans autorisation parentale pour les mineur-e-s. Dès l’accueil téléphonique, assuré par Sonia Timsiline, la convivialité du lieu est perceptible. « Ici, les jeunes savent qu’ils ne seront pas jugés mais suivis avec empathie », sourit-elle. Un premier rendez-vous commence toujours par un entretien avec l’une des cinq assistantes sociales qui assurent une permanence en alternance.

Garantie de l’anonymat

« Nous sommes toutes volontaires pour informer les jeunes et les accompagner dans l’exercice de leur droit à la sexualité, précise Christiane Peyronnet. Attentives à ce qui préoccupe chacun individuellement, nous créons un dossier avec un numéro qui garantit son anonymat pour tous les examens et les traitements. Nous assurons aussi les entretiens préalables et postérieurs à l’interruption volontaire de grossesse. » Comme tous les soirs, le docteur Philippe Nottin, obstétricien-gynécologue et directeur du centre, fait le bilan des consultations avec l’assistante sociale. Prescription d’un moyen de contraception, d’un traitement pour soigner une infection sexuellement transmissible – « 10% sont porteurs de la bactérie Chlamydia trachomatis qui peut les rendre stériles » –, frottis de dépistage… « La consultation de contraception est aussi une consultation médicale. Il faut pouvoir proposer une prise de sang, prendre la tension, peser la personne, passer du temps à écouter, échanger. » Et tout entendre, y compris le désir d’enfant qui peut se faire jour quand le corps devient procréateur. « Il devient alors possible pour l’adolescent-e ou la jeune adulte d’en différer la réalisation et d’envisager le mode de contraception qui lui conviendra le mieux. »

Conduire les jeunes à adopter des attitudes responsables et respectueuses dans la vie amoureuse est aussi un objectif commun à toute l’équipe.

Informer les jeunes collectivement

A la demande des établissements scolaires, toutes les équipes des CPEF interviennent pour répondre aux questions des élèves. L’an dernier, celle du CPEF de Saint Amand est intervenue dans toutes les classes de troisième d un collège, en lien avec le programme scolaire. Cette année, une réunion avec les infirmières de tous les établissements a suscité une forte demande. « Nous sommes de plus en plus sollicités, précise Céline Plisson, assistante sociale. Par les écoles, mais aussi par les missions locales, les centres d’aide par le travail… »

Trois centres dans le Cher

  • Bourges

Nouvelle adresse à compter du 17/12/2014
9, rue Fernault
02 18 87 27 64 / 0800 30 18 18
(appel gratuit depuis un poste fixe)

  • Saint-Amand-Montrond
    au Centre médico-social
    155, avenue Jean Giraudoux
    02 48 61 52 40
  • Vierzon
    au centre hospitalier
    33, rue Léo Mérigot
    02 48 52 33 33

Consultez les horaires détaillés d’accueils dans les centres.

[1] 2009 : 1315 consultations dont 742 mineur-e-s. En 2010 : 1822 consultations dont 829 pour les mineur-e-s. 10% sont des garçons qui accompagnent leur amie ou demande un dépistage.