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L’eau dans tous ses états

Mise à jour 27 avril 2010.

Thèmes Chermag25 Eaux L’eau : ce bien commun à conserver

Pour préserver la ressource, les collectivités partenaires doivent intervenir à toutes les étapes du cycle de l’eau.

Il est connu que si l’eau stagne, coule, fuit, s’évapore ou gèle, sa quantité reste toujours la même à l’échelle de la planète. Elle abonde mais tous les peuples n’ont pas accès au même cru. Certains en manquent cruellement et en meurent. D’autres la gaspillent à outrance. Si, dans une région, la consommation progresse bien plus vite que le renouvellement naturel de la source, alors la pénurie menace.

Les activités humaines s’accompagnent de rejets polluants chimiques ou organiques qui détériorent les sols, l’eau et donc la ressource. Pas question que nos eaux usées retournent dans le milieu naturel sans être préalablement nettoyées et dépolluées.

En France, depuis les années 50, de grandes politiques publiques ont mis l’eau potable au service de tous. Aujourd’hui, l’assainissement est devenu le défi majeur à relever.

De la source à l’usine d’eau potable, du stockage au robinet, des eaux usées domestiques ou industrielles à la station d’épuration puis retour dans la nature, l’homme doit porter une attention particulière à chaque étape du cycle de l’eau. Restaurer et protéger les ressources en eau constitue la préoccupation majeure des orientations publiques. La directive cadre européenne sur l’eau et la loi cadre de 2006 fixent l’objectif de « bon état » des milieux aquatiques à l’horizon 2015.

Les communes et les groupements de communes ont la responsabilité de l’eau et de l’assainissement sur leur territoire. Mais aujourd’hui l’ensemble des collectivités, les services de l’État, l’Agence de l’eau Loire Bretagne, la Région, le Département, les acteurs locaux, coopèrent pour tendre vers cet objectif. Un défi qui demande aussi que chaque individu y mette du sien pour mieux gérer sa consommation, éviter les gaspillages et les pollutions.

Le département du Cher n’est pas à l’abri des menaces. Sur 290 communes, 207 sont classées en déficit structurel en eau. La protection des captages dans les nappes et l’interconnexion des réseaux entre communes et groupements de communes sont engagées mais beaucoup reste à faire.

Cent cinquante-deux communes sont placées en zone vulnérable par pollution de nitrate d’origine agricole. Une campagne d’information est menée auprès des exploitants pour d’autres pratiques culturales. Les recalibrages excessifs des cours d’eau ont affecté leur capacité d’auto-épuration.

Le parc des stations d’assainissement, vieillissant, est petit à petit mis aux normes. C’est dire le bien-fondé des actions prioritaires entreprises entre collectivités partenaires dans le département.

A.R.