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Le haut débit pour tous c’est pour l’été 2011 !

Mise à jour 24 mars 2010.

Thèmes Aménagement du territoire Internet

Le Conseil général, associé aux Communes du département, met au point un maillage, par les ondes, pour que chaque foyer dispose d’Internet haut débit à l’été 2011.

Ils ont beau jeu de nous dire à la télévision : « Retrouvez toutes ces informations sur notre site Internet ! » C’est bien quand on dispose du haut débit ! Sauf que pour 15% des foyers du Cher, le haut débit n’est pas possible aujourd’hui par la ligne téléphonique classique. 15%, cela fait 25 000 foyers sur les 150 000 que compte le département.

Pourquoi des zones d’ombres ?

Internet circule à travers le réseau téléphonique, fait de fils de cuivre, qui date des années 60 et 70. Pour porter le téléphone, on peut tirer des câbles jusqu’à 7 à 8 kilomètres. Mais pour Internet, si l’on veut une prestation de bon niveau, il ne faut pas habiter au-delà de 4 kilomètres du central téléphonique. Un réseau téléphonique, c’est comme un maillage routier. Il existe des autoroutes qui débitent l’information à vitesse grand V. Et des ramifications pour desservir les villes et les villages. Comme sur l’autoroute, si l’on est installé près de l’échangeur, on reçoit un bon débit. A contrario plus on s’en éloigne, plus c’est lent.

Est-on mieux loti en ville qu’à la campagne ?

La grande surprise, c’est que l’on peut habiter en zone urbaine ou rurbaine, et se retrouver en bout de ligne privé d’Internet à haut débit, comme si l’on était la dernière maison du hameau à la campagne. Par exemple, 4 421 foyers à Bourges (sur 34 033) sont privés de haut débit. A Vierzon, 1 392 (sur 13 313) ; à Saint-Doulchard, 1 124 (sur 4 568). Il est même des communes complètement délaissées par le haut débit. A Vasselay, c’est 403 foyers sur 486 qui surfe très lentement. Et à Jussy-Champagne, aucune famille ne peut bénéficier d’Internet à haut débit.

D’aucun s’attendait à ce que l’opérateur historique, France Télécom, s’occupe d’un tel équipement. Force est de constater qu’il n’a pas répondu à l’appel d’offre du Conseil général pour permettre à 25 000 foyers de bénéficier d’Internet à haut débit.

Qui va payer ?

Dans le Cher, on se serre les coudes pour que le territoire soit irrigué au plus vite. Le Conseil général pilote cet équipement qui va voir sortir de terre 190 émetteurs Wifimax en 18 mois. Il s’engage à assurer 40 % de la dépense publique (2,6 M€). La Région, l’État et l’Europe en font autant (2,6 M€). Les Communes assurent 20 % de la dépense. L’ensemble de l’investissement public est de 6,5 M €. Quant à l’investisseur privé (une filiale de SFR), il engage 3 M€ d’équipement.

Pourquoi le département choisit le Wifimax ?

Il s’agit d’antennes-relais disposées dans le département. Elles ont une émission d’onde de 0,6 V/m, c’est-à-dire la fréquence la plus basse possible aujourd’hui. Réclamée par les associations de défense des riverains (comme les Robins des Toits). Les 190 émetteurs vont permettre de couvrir 24 700 foyers. Les 300 foyers isolés auront recours au satellite pour le haut débit.

Si les élus se sont engagés à l’unanimité en assemblée départementale pour voter un tel projet, c’est parce qu’Internet aujourd’hui est devenu un outil de travail pour tous les secteurs économiques : l’agriculture, le tourisme, l’industrie. Mais aussi l’éducation : écoles, collèges ou lycées. Et bien sûr l’ensemble des services publics. Travailler la vitalité du Département, c’est aussi garder le Cher connecté au monde via Internet.