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Madonah, la maison intelligente

Mise à jour 15 juin 2010.

Thèmes Chermag26 Innovation Logement Personnes âgées Solidarité

La maison de retraite de Bellevue abrite depuis janvier l’appartement pilote Madonah (maintien à domicile diurne et nocturne des personnes âgées ou handicapées). Le Conseil général, scientifiques, chercheurs, soignants, industriels se mobilisent pour rendre les maisons de demain confortables, et maintenir à domicile les personnes à mobilité moins rapide.

Tout ici a été réfléchi pour l’ergonomie : literie, penderie, salle de bain, cuisine, et même la vaisselle. Pourtant, on rentre dans un logement de standing. « Nous ne voulions pas de mobilier médicalisé, explique Corinne Bodin, cadre à Bellevue. Mais qu’une personne se sente chez elle. »

Il existe trois logements pilotes en France, et celui de Bourges a reçu une distinction nationale en janvier pour son innovation. Le but est de mettre en place des outils grand public visant à sécuriser le logement d’une personne à mobilité moins rapide. «  Dans une maison, explique Yves Parmentier, chercheur au pôle capteur à Bourges, 50 % des chutes se déroulent la nuit, sur le trajet lit–salle de bains (toilettes). » L’appartement pilote a été doté de capteurs qui déclenchent la lumière dès que l’on pose le pied par terre, et qui éclairent ce trajet.

Un autre capteur est dans la porte du frigo. Il détermine le nombre d’ouverture de porte, montre que l’on s’est servi à manger ou non. Une personne âgée perd parfois l’appétit quand elle se retrouve seule. Tout est automatique. Mais le résident peut activer ou désactiver un automate : c’est l’humain qui décide.

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L’appartement pilote est voué à évoluer et accueillir de nouveaux projets technologiques testés par des sujets volontaires.

Camille Beaufour, 84 ans, bon pied bon œil, a résidé pendant un mois et demi cet hiver dans cet appartement test, et a aidé les chercheurs à en améliorer l’usage. Tous ses mouvements étaient épiés par les capteurs. «  Je me posais la question, si j’étais malade et cloué au lit, qui le saurait ? » Corinne Bodin le sécurise : « L’absence de mouvement nous aurait montré qu’il y avait un problème. »

De mars à juillet, 298 visiteurs professionnels sont venus découvrir ce logement modèle en constante évolution. En septembre, une expérience sur les détecteurs de chutes va être menée.

Pour rester vivre chez soi

Le cher mène des actions en faveur du maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie. Les aides peuvent être humaines, techniques et/ou financières. 3 900 personnes bénéficient ainsi de l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA).

Pour les personnes dépendantes à faibles ressources et isolées, classées en GIR 3 et 4, le conseil général du cher peut accorder quatre heures supplémentaires par rapport au plafond national attribuable. ce quota d’heures supplémentaires peut être porté jusqu’à 6 heures pour les GIR 1 et 2 (grande dépendance) à faible ressources. Un psychologue et un ergothérapeute aident les familles dans l’appréhension de la dépendance et les aménagements à envisager. Chaque année, depuis 2008, le département organise en partenariat des forums d’information et des ateliers rencontres en direction des aidants naturels.

Le département favorise aussi la coordination des acteurs de la gérontologie, pour fluidifier le parcours d’accompagnement de la personne âgée et de son entourage.

E.D.

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