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Nançay coopère avec le monde pour étudier l’Univers

Mise à jour 2 août 2011.

Thèmes Chermag31 Sciences

La station de radioastronomie du Cher collabore à plusieurs programmes internationaux d’astrophysique.

Insérée au calme de la Sologne, abritée des rayonnements artificiels qui résultent de l’activité humaine par les bois de bouleaux, de pins et de chênes, la Station de radioastronomie de Nançay contribue activement à la connaissance de l’Univers et de son origine.

L’étude de l’environnement de l’Univers avant la formation des premières étoiles

En début d’année, grâce au grand réseau radiotélescope néerlando-européen à basses fréquences LO FAR (Low Frequency Array), les signaux recueillis ont permis d’obtenir pour la première fois des images à haute résolution du jet du quasar 3C196 [1]. Cet objet quasi stellaire et très puissant est situé à environ sept milliards d’années-lumière [2] de la Terre. LO FAR , outil novateur et performant, réunit en réseau sur un millier de kilomètres et quatre pays européensune cinquantaine de stations d’antennes. Il permet l’étude de l’environnement de l’Univers avant la formation des premières étoiles.

Sous direction mixte du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), de l’Observatoire de Paris et de l’Université d’Orléans, la station de Nançay a été choisie en 2010, la seule en France, pour participer à ce programme. Ses atouts sont largement reconnus au plan international. Parmi ceux-ci : son emplacement protégé mais surtout le savoir-faire apprécié et les connaissances en astronomie de la cinquantaine d’ingénieurs et de techniciens spécialisés dans le fonctionnement des radiotélescopes.

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Une cinquantaine d’ingénieurs et de techniciens spécialisés dans le fonctionnement des radiotélescopes

Pour Steve Torchinsky, directeur adjoint de la station, les avantages de Nançay reposent aussi sur la présence conjointe sur le site de grands instruments d’observation de l’espace et d’outils novateurs. « Nous ne faisons pas qu’entretenir les outils existants mais nous participons aussi à des projets innovants tournés vers l’avenir au niveau international dans le cadre de coopérations. »

Coopération internationale

Parmi les grands instruments, la station abrite le radiohéliographe. Sur plus d’un kilomètre de côté, ce champ d’antennes paraboliques et plates permet d’observer et de photographier le Soleil et sa couronne avec une bonne résolution. Un grand radiotélescope décimétrique, le 4e dans le monde, contribue à l’étude de la dynamique de l’Univers local. En plus de LO FAR , la station est associée à des grands projets mondiaux novateurs.

Comme le projet SKA (Square Kilometer Array) avec les pays européens mais aussi l’Australie, le Canada, les États-Unis, l’Afrique du Sud, pour réaliser un radiotélescope à l’échelle d’un continent. Via également le programme EMBRACE , un système visant à densifier des réseaux de radiotélescopes. Les ingénieurs de Nançay participent aux études de recherche et développement dans la microélectronique et le traitement du signal.

La plupart des programmes et projets occupent une dimension internationale, assure Steve Torchinsky. « Nous avons l’habitude de travailler en étroite collaboration entre chercheurs du monde entier, entre grandes et petites équipes, nous partageons les tâches et les informations », dans un laboratoire à l’échelle de la planète.

A visiter également le Pôle des étoiles de Nancay à proximité de la station de radioastronomie.

[1] Le quasar est le noyau visible de galaxies actives très lointaines

[2] Une année-lumière est l’unité de distance parcourue en une année par la lumière (dans le vide) :9 461 milliards de kilomètres