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Noirlac : un bocage sous protection

Mise à jour 9 décembre 2011.

Thèmes Biodiversité Chermag30 Ressources naturelles

Un plan de gestion écologique est engagé pour sauvegarder l’espace naturel, sa flore et sa faune.

Classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), le bocage de Noirlac revêt un grand intérêt pour la protection de la biodiversité [1] . Le Conseil général a acquis près d’une soixantaine d’hectares en 2006 sur le site afin de mettre en place un plan de gestion sur cinq ans.

Décidé en 2010, il poursuit quatre objectifs : la protection du lieu, sa gestion écologique par l’entretien des milieux naturels, la connaissance par l’inventaire des espèces, sa valorisation auprès du grand public. Sur le bocage de Noirlac, il s’agit de protéger un habitat riche et diversifié indispensable à la sauvegarde de la faune. Zone inondable parsemée de mares et traversée par le ruisseau des Eaux mortes, elle constitue un refuge pour de nombreuses espèces.

Un refuge pour de nombreuses espèces

Les forêts alluviales [2] , comme la forêt à saules blancs et le système bocager recouvert de prairies traversées d’un dense réseau de haies qui accueillent une faune particulière d’insectes, sont à protéger face aux agressions de toutes sortes. Les méandres du Cher avec ses plages et ses falaises de sable sont propices à la survie des oiseaux. Pour les espèces, le diagnostic sur le bocage est en cours, mais déjà 260 sortes de plantes ont été répertoriées dont treize patrimoniales [3]. Citons parmi ces dernières, la « rorippe des Pyrénées » et la « lentille d’eau sans racines ». Les nombreux insectes recensés revêtent aussi un grand intérêt, comme le « Grand Capricorne » protégé au niveau européen, ou le papillon « le Cuivré des marais ».

Le cuivré des marais

De même pour les oiseaux et amphibiens à l’exemple du « Triton crêté », de la « Pie-grièche écorcheur », ou encore des deux oiseaux des bords du Cher : le « Guêpier d’Europe » protégé au niveau européen et « l’Hirondelle des rivages ». Quatre études scientifiques sont menées à partir de cette année.

Deux sur les coléoptères saproxyliques qui consomment les vieux bois, et sur les syrphes, mouches mimétiques des guêpes. Deux concernent les oiseaux des bords du Cher et les oiseaux du bocage. « Mieux nous étudions et connaissons un site, mieux nous pouvons le gérer et le protéger », explique Adrien Chorein, chargé d’études scientifiques au Conservatoire d’espaces naturels de la région Centre (Cen Centre). Parmi les premières opérations figure l’entretien des haies. La poursuite du pâturage, avec les éleveurs habituels, assure une bonne gestion agricole nécessaire à la sauvegarde du site. L’atout de Noirlac, mis en valeur par le Conseil général, repose sur la proximité de l’Abbaye et du bocage. Deux patrimoines, l’un culturel, l’autre naturel, qui peuvent bien fonctionner en binôme.

Balade au cœur du bocage de Noirlac

Dans le cadre de la fête de la nature le Conservatoire du patrimoine naturel de la Région Centre et le Conseil général du Cher vous invitent à une balade au cœur du bocage de Noirlac à la découverte d’un patrimoine naturel exceptionnel le dimanche 22 mai 2011 à 9h30.

Cette balade vous permettra de pénétrer au cœur du bocage, inaccessible au public, afin de découvrir en compagnie de l’animateur du Conservatoire toutes ses richesses animales, végétales et paysagères : pie-grièche écorcheur posté au sommet des haies ou guêpier d’Europe virevoltant au dessus des prairies seront vos compagnons pour cette matinée. Vous découvrirez aussi les bords du Cher comme vous l’aurez rarement observé avec ses falaises, ses plages, ses méandres...

Pratique :

  • dimanche 22 mai 2011 à 9h30 (rendez-vous devant l’Abbaye) ;
  • balade gratuite ;
  • prévoir casquette, chaussures de marche et pantalon (clôtures à enjamber).

[1] la biodiversité désigne la diversité du monde vivant à tous les niveaux : milieux (écosystèmes), espèces, populations, gènes…

[2] la forêt alluviale est caractérisée par sa situation en bord de cours d’eau. le type d’arbres dont elle se compose, les espèces qu’elle abrite sont étroitement liés aux caractéristiques du sol.

[3] une espèce patrimoniale est une espèce protégée, menacée, rare ou ayant un intérêt scientifique ou symbolique.