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Paroles de...

Mise à jour 8 novembre 2010.

Thèmes Chermag28 Du travail de mémoire au droit à l’histoire

Maurice Renaudat, président du Comité départemental d’union des associations et des amis de la Résistance et de la Déportation.

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Maurice Renaudat

« Ce nouveau musée nous apporte surtout la certitude de la pérennité de la mémoire et de l’histoire de la Résistance. Ce que ne permettaient pas les petites structures. La pérennité aussi car il est pris en charge par le Conseil général et les Archives départementales. Lors du 60e anniversaire de la libération de Bourges en 2004, j’avais été chargé par les associations de lancer un appel au regroupement des deux musées afin que perdure un tel établissement. Il permettra aux chercheurs d’aller plus loin dans la recherche historique. C’est d’autant plus important que certains aujourd’hui n’hésitent pas à brouiller l’histoire de la Résistance. »

Catherine Poncelet, professeur d’histoire au collège Albert Camus de Vierzon.

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Catherine Poncelet

« Avec mes collègues nous sommes avant tout soucieux de faire de l’histoire avec nos élèves et non de la mémoire. Pour toute cette période, les leçons qui concernent le nazisme, la France sous l’Occupation et la Résistance favorisent la diffusion de valeurs parmi les jeunes. Elles incitent les élèves à réfléchir sur des questions comme l’obéissance aveugle à des ordres, la prise de conscience de chacun face à des situations scandaleuses. Le nouveau musée aidera les élèves à poser du concret sur ce qu’ils apprennent. Autre enjeu aussi, celui d’encourager les familles à confier aux Archives des documents ou témoignages en leur possession. »

Antoine Prost, professeur d’histoire à l’université de Paris 1, membre du comité scientifique du Musée.

« Les travaux d’histoire ont pour beaucoup été menés à par tir des paroles et des documents écrits, et peu à partir des objets. Des collections d’objets de la Seconde Guerre mondiale sont indispensables pour comprendre l’histoire. Par exemple, pour les relations radio entre Londres et les mouvements de résistance, il faut examiner les récepteurs radio lourds et difficiles à transporter, pour comprendre vraiment les choses. Le musée en contient une belle collection. Et l’intérêt pédagogique pour les élèves et l’enseignement de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale passent par la démultiplication et la proximité de tels objets. »