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Routes : un patrimoine essentiel à entretenir

Mise à jour 13 janvier 2012.

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Avec plus de 4 608 kilomètres de voies, le Cher fait partie des départements qui possèdent un réseau routier important en termes de kilomètres. Un vrai patrimoine sur lequel les services d’entretien du Conseil général veillent particulièrement tant il est important de prévenir toute dégradation.

« Nous n’avons pas de routes présentant de gros problèmes de structure ni d’énormes déformations, explique Michel Gouttebessis, Directeur adjoint chargé des routes au Conseil général. Mais ce réseau assez important implique tout de même des coûts d’entretien conséquents. » En effet, chaque année, le poste budgétaire «  chaussées » représente environ 8,5 millions d’euros, pour 160 à 200 kilomètres de chaussées entretenus et réparés.

En plus de l’importance du trafic, et notamment du nombre de poids lourds, véhicules très agressifs pour les chaussées des routes (un poids lourd équivaut à plusieurs dizaines de milliers de véhicules légers en terme d’agressivité), les pires ennemis de la route sont l’eau et le gel. « Nous redoublons nos efforts pour assurer l’étanchéité des voies. suivant la qualité des couches de roulement, l’âge des revêtements et le trafic supporté par la route, il importe d’intervenir plus ou moins rapidement par rapport à l’apparition des premiers désordres. » souligne Michel Gouttebessis.

Deux techniques d’entretien

Pour assurer l’entretien des voies ou leur réfection, deux solutions sont le plus couramment employées.

La première : la pose « d’enrobé », mélange de sable, de gravillons et de bitume, mis en œuvre en couches épaisses de plusieurs centimètres. Cette technique est adaptée plus particulièrement pour les routes fortement fréquentées ou les chaussées très urbaines.

Seconde solution davantage utilisée sur les axes secondaires, la réfection des couches de roulement par « enduits superficiels » : étalage sur la route d’un film de bitume puis de gravillons qui pénétreront peu à peu dans la chaussée par le passage des véhicules. « Cette technique présente quelques inconvénients passagers comme de possibles projections de gravillons juste après la réalisation et certaines nuisances sonores, surtout quand l’enduit est neuf  », explique Michel Gouttebessis. mais en dépit de ces contraintes, cette technique est indispensable et sans équivalent pour l’entretien des routes de campagne. Des gravillons plus ou moins gros, en fonction des lieux, sont utilisés pour réduire les nuisances.

Économique, peu consommatrice en matériaux, efficace en termes d’étanchéité pour la route et d’adhérence pour les véhicules, les avantages de l’enduit superficiel pour les routes secondaires sont évidents par rapport à l’enrobé beaucoup plus coûteux, le rapport en terme de prix variant du simple au triple voire au quadruple en fonction des techniques employées.